La sirène du Mississipi

Arte
27/10/20 ~ 13:40 - 15:40

Une passion déguisée en film noir, comme un mariage en habits de deuil : le cadeau fasciné de François T. à Catherine D. - Critique : Pour acquérir les droits du roman de William Irish Waltz Into Darkness, Truffaut emprunte à trois amis : Jeanne Moreau, Claude Lelouch et Claude Berry. À Deneuve, il écrit : « Je compte bien montrer un nouveau tandem prestigieux et fort : Jean-Paul, aussi vivant et fra­gile qu’un héros stendhalien, et vous, la sirène blonde dont le chant aurait inspiré Giraudoux. » Le cinéaste délaisse le polar au profit de l’histoire d’amour noire. Louis, industriel du tabac, fiancé par correspondance, attend sa promise à la descente du bateau. Soudain, elle est là, aveuglante de beauté. Elle n’est pas la fille de la photo, mais qu’importe… Avec ce personnage d’homme qui finit par gagner le cœur de celle qui lui voulait du mal, Belmondo réussit l’une des plus belles compositions de sa carrière. « Ta beauté est une souffrance, dit Louis à Marion. — Hier, tu disais que c’était une joie. — C’est une joie et une souffrance. » Ce drame passionnel prend une force supplémentaire quand on l’envisage sous l’angle autobiographique, témoignage vibrant de l’amour de François T. pour Catherine D. Dix ans après, dans Le Dernier Métro, Depardieu adressera la même réplique à Deneuve, directrice de théâtre prénommée… Marion. Ce film est le premier d’un cycle François Truffaut sur Arte : samedi 17 octobre, à 0h30, le magazine Court-circuit aura pour thème Truffaut et l’enfance ; lundi 19, à 20h55, La Mariée était en noir et, à 22h40, L’Enfant sauvage ; lundi 26, à 20h55, L’Homme qui aimait les femmes et, à 22h50, Vivement dimanche !
 
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