La bataille de Washington

LCP
Trump face à la justice
10/02/19 ~ 12:30 - 13:30

Chaque jour qui passe instruit un peu plus le dossier de la possible collusion entre Donald Trump et le Kremlin lors de la campagne de 2016. Depuis deux ans, Washington est le théâtre de ce face à face entre le Président et le Procureur. Une bataille incessante dont personne n'est en mesure de prédire l'issue. Mais dont le résultat immédiat est un affaiblissement sans précédent des institutions garantes du fonctionnement de la démocratie américaine sous les coups de boutoir d'un président aux abois. Critique : Perdu dans les multiples rebondissements de l’affaire russe secouant les Etats-Unis depuis deux ans ? Ce documentaire est fait pour vous ! En une heure, avec d’anciens pontes du FBI, de la CIA et des experts en sécurité, il rappelle clairement les soupçons d’ingérence, les avancées de la justice, les zones d’ombre et les principaux protagonistes de cette incroyable guerre politique et judiciaire. Tout tient en une seule question : le Kremlin a-t-il aidé Donald Trump à remporter les élections (le « pourquoi » est moins développé) ? Dès la campagne, les mails hackés de la candidate Hillary Clinton font penser à une vaste entreprise de déstabilisation. Mais les liens entre l’équipe de Trump et Moscou pourraient bien être plus intimes : en juin 2016, des proches du président (dont son fils) ont rencontré à New York des émissaires russes affirmant posséder des documents compromettants pour les démocrates. Aux yeux de la justice, la réunion pourrait être considérée comme une « association criminelle »… De cette stupéfiante chronique émergent des figures d’incorruptibles, comme seuls les films américains savent en fabriquer : le procureur Mueller, évidemment, qui enquête comme une araignée autour de sa proie, mais aussi son supérieur au ministère de la Justice Rod Rosenstein, un républicain qui résiste aux pressions de son propre camp. Si le doc est obligé de laisser de côté les tout derniers rebondissements (comme le possible départ de Rosenstein), il n’en demeure pas moins captivant, et terriblement inquiétant.