Vaiana, la légende du bout du monde, diffusion du 10/02/19
Les aventures d’une jeune Polynésienne et d’un demi-dieu, entre quête mythologique et récit initiatique. Un Disney classique, mais subtil. Critique : Disney fête Noël au grand soleil des îles. Inspiré de légendes polynésiennes, baigné dans un paradis vert et bleu en images numériques, ce film nous offre presque deux heures de vacances lumineuses aux antipodes. Un conte à l’eau salée et à la fleur de tiaré, et une grande épopée : Vaiana, gamine intrépide, s’allie à un demi-dieu, Maui (emprunté au « vrai » folklore local) dans une quête mythologique pleine de chansons exaltées, de rebondissements, de maléfices et de petits animaux rigolos, tel ce coq maigrichon et ahuri. Bref, le cahier des charges habituel du grand studio américain est respecté point par point. Un Disney classique, divertissant, rhabillé d’images lisses par une technologie 3D luxueuse. Mais ce récit initiatique — en apprenant à vaincre ses peurs et à naviguer comme ses ancêtres, Vaiana apprend à grandir — réserve tout de même quelques belles idées. Exemple, le personnage assez convenu de Maui, grand costaud hâbleur et frimeur, arbore de nombreux tatouages, qui s’animent sur sa peau et racontent avec humour leur propre histoire. Et la conclusion de l’aventure, poétique et apaisante, délivre un message plus proche de l’esprit de Kirikou et la sorcière que de Cendrillon : le mal, nous montre-t-on, n’est qu’un effet de la souffrance. Assez malin et subtil pour nous donner envie d’embarquer.