Un mauvais fils, diffusion du 04/05/20
Bruno rentre en France après cinq ans de prison pour trafic de drogue en Amérique. Renouer le dialogue avec son père, chercher un boulot, aimer peut-être, trouver sa place. Un Sautet poignant, superbement joué. Dewaere, au regard noyé, est inoubliable. - Critique : De retour des États-Unis, où il a fait de la prison pour usage et trafic de drogue, Bruno retrouve son père — qui l’accuse d’être responsable de la mort de sa mère — et trouve du travail dans une librairie, dont le propriétaire accueille des toxicomanes repentis. Après avoir été le peintre de sa génération et de son milieu bourgeois, Claude Sautet voulait, cette fois, représenter une France peu favorisée. Le film porte moins directement sur la drogue que sur les rapports père-fils. Yves Robert (ancien ouvrier typographe) et Patrick Dewaere (choisi, dixit Sautet, pour sa « vulnérabilité populaire ») tissent des liens d’une justesse et d’une émotion constantes. La vérité et la sincérité du propos restent touchantes.