Speakerine, diffusion du 08/02/21

France 2
08/02/21 ~ 22:55 - 23:45

Saison:1 - Episode:1 - Juillet 1962. Christine Beauval, speakerine vedette de la RTF, est une femme comblée qui mène de front sa vie d'épouse et de mère, ainsi qu'une carrière professionnelle ambitieuse. Mais, sous les projecteurs, au moment où elle devrait prendre la parole, son corps bascule soudain, ensanglanté. Quelques jours plus tôt, son mari Pierre a été nommé responsable Mondovision par son ami Eric Jauffret, ministre de l'Information. Cet évènement doit révolutionner les télécommunications, grâce à une liaison satellite entre la France et les Etats-Unis. La promotion de Pierre Beauval va complètement bouleverser la famille... - Critique : Les avis sont partagés Pour 1T C’est une histoire d’émancipations. Celle d’une speakerine vedette, dont les ambitions professionnelles et les désirs de femme vont se heurter à la misogynie des années 1960. Celle de ses enfants, emplis d’une soif d’exister et d’aimer qui bon leur semble. Celle enfin d’une génération de policiers et de journalistes, désireux de s’affranchir du pouvoir gaulliste. À cette humanité en ébullition, la série mêle sombre enquête policière et coulisses du monde naissant de la télévision. Les scénaristes ne parviennent jamais à mener de front toutes les histoires parallèles, diluant l’intérêt pour les personnages secondaires et se délestant d’intrigues sans en exploiter le potentiel. Malgré tout, la série dégage un certain charme couleur sépia. Elle rend compte avec justesse d’une époque tourmentée, où tout semble encore possible. Le contexte historique est correctement reconstitué et le sous-texte politique, présent sans être appuyé. Une immersion crédible dans les sixties, à laquelle la trompette languissante d’Erik Truffaz apporte son supplément d’âme. — Olivier Milot Contre On n'aime pas Speakerine met élégamment en scène son époque à travers la libération des femmes, la guerre d’Algérie, la censure étatique, l’avortement… Hélas, elle survole ses thèmes, bâcle ses pistes narratives, préférant s’embarquer dans un drame familial lourd et répétitif, qui tourne peu à peu au thriller grotesque. Trop chargée, la série brode un scénario artificiellement tendu, jamais prenant. Et ses acteurs, desservis par des dialogues trop écrits, échouent à nous émouvoir — Marie Gillain, mécanique, passe à côté de la moitié de ses répliques.