Papi-sitter, diffusion du 24/02/21
C'est l'année du bac pour Camille. Mais la lycéenne n'a absolument pas travaillé et se prépare à ne pas à obtenir le précieux diplome. Ses parents ne baissent pas les bras et ont trouvé la solution : alors qu'ils partent travailler sur une croisière, le grand-père paternel de Camille va se charger de la faire réviser. C'est le moment que choisi Teddy, l'autre grand-père qui revient d'un voyage au Mexique, pour débarquer. Les deux hommes sont aux antipodes : l'un, ancien gendarme est rigide et soucieux des règles, l'autre ne vit que de débrouille et a déjà fait des entorses à la loi. D'emblée, ces deux-là se détestent et Camille, y voyant un bénéfice, va attiser leur animosité ... - Critique : Philippe Guillard n’a jamais vraiment fait dans la dentelle. C’est cet ex-rugbymen et ex-journaliste vedette des services sport de Canal+ qui a réalisé, rappelons-le, Le Fils à Jo, autour de l’ovalie, puis On voulait tout casser, ersatz des Petits Mouchoirs. Dans Papi-sitter, il reconduit le duo de son premier film, Gérard Lanvin-Olivier Marchal, en leur faisant jouer des papis. Le premier est un gendarme retraité, strict, genre control freak ; le second, un ancien gérant de boîte de nuit, au look très relâché, qui roule en Harley. Ces deux grands-pères improbables, faits pour se détester, sont amenés à cohabiter et à s’occuper de leur petite-fille, une cancre malicieuse qui doit réviser son bac. Celle-ci (Camille Aguilar, seul élément de fraîcheur) les mène surtout en bateau. Que dire ? Tout est assez grossier, paresseux, imprécis dans la caricature. Après quelques prises de bec féroces, les deux papis ringards mais tendres oublient leur guéguerre de gamins et tentent d’être un peu plus responsables. Mais lorsque les notes d’émotion pachydermique émergent, on en vient à regretter l’humour balourd en vigueur jusque-là. Un film à éviter, donc.