Jonas, diffusion du 05/05/20
Que s'est-il passé un soir de 1997 pour que Jonas, 16 ans à peine, se retrouve seul et terrorisé dans la voiture de son père, à l'arrêt dans une station-service ? Désormais trentenaire, le jeune homme finit par affronter les fantômes de son passé pour faire le deuil de sa toute première histoire d'amour... - Critique : Jonas traîne son mal de vivre dans les nuits toulonnaises entre les boîtes gay et les bras d’inconnus. Sans point d’attache, sinon des souvenirs d’ado qui le ramènent invariablement en 1997. Cette année-là, Jonas, lycéen renfermé, croise le regard de Nathan, beau gosse insolent. L’histoire d’amour est belle et foudroyante, comme dans un rêve… trop vite rattrapé par une indicible réalité. Quel traumatisme dévore donc Jonas ? Christophe Charrier, qui signait là son premier long métrage (multiprimé (1)), entretient jusqu’aux ultimes scènes le suspense. Il encercle le mystère au fil d’un incessant aller-retour entre passé et présent. Le procédé entre progressivement dans la vérité intime de Jonas. Autour de lui, la mise en scène stylée ose le croisement des genres (du thriller au teen movie, en passant par l’épouvante) et des ambiances, portés par la BO lancinante d’Alex Beaupain. Entre onirisme romantique et réalité brute, Jonas vibre de sensations, de lumières et de ténèbres. (1) Meilleurs téléfilm, réalisation et musique au Festival de la fiction TV de La Rochelle.