Dirty Dancing, diffusion du 14/10/20

TMC
14/10/20 ~ 20:15 - 22:10

Top ringard, mais aussi incontournable que Grease. Les inénarrables amours sixties entre le gominé Johnny et la boudeuse Baby. Swayze, tout en contorsions, ne s'est jamais remis de ce rôle. - Critique : | Genre : lascif. La romance musicale la plus moite des années 1980, qui narre les amours de Patrick Swayze (Johnny) et de Jennifer Grey (« Bébé »), est plus populaire que jamais. Ou comment une bluette archidatée — voir la coupe banane-nuque-longue de Johnny, ou la tignasse façon caniche affolé de sa partenaire — a bénéficié de cette évolution quasi darwinienne qui, de temps en temps, peut transformer n'importe quoi en film dit « culte ». N'importe quoi, vraiment ? Rappelons qu'à la base il s'agit d'une gentille fille qui rencontre un (pas si) mauvais garçon pendant les vacances, hop ! il lui apprend à danser, hop ! ils s'aiment. Pas de quoi fouetter un chorégraphe, et pourtant... On ne compte plus, par exemple, les reprises (Black Eyed Peas en tête) de l'immortel tube du film (tous en choeur : « I've had... the time of my liiiiife ! »). Au cinéma, avec ses scènes de danse romantico-torrides, Dirty Dancing est devenu une référence. Ce n'est plus un film, c'est une technique de drague, utilisée entre autres par Romain Duris dans L'Arnacoeur ou par Ryan Gosling dans Crazy, Stupid, Love. C'est que, derrière la façade kitsch ou la nostalgie des années 80, se cache un universel récit d'initiation. Mais si : ­Dirty Dancing (ou, selon le titre québécois, Danse lascive) raconte l'éveil du corps à la sexualité, rien de moins. — Cécile Mury