Diplomatie, diffusion du 06/05/20
Paris, août 1944. Von Choltitz a reçu l'ordre de détruire Paris. Un consul suédois veut le convaincre de sauver la ville... Duel au sommet entre Dussollier et Arestrup. - Critique : Paris a bien failli être rasé de la carte en 1944. C’est cet « in extremis » que raconte Diplomatie, adapté d’une pièce de théâtre à succès. Le général von Choltitz a reçu l’ordre de Hitler de détruire Paris en cas de repli. Un consul suédois, Nordling, informé, le rencontre pour le convaincre de sauver la ville… Le film est une partie d’échecs, avec feintes, attaques, ripostes, bluffs, avancées à visage découvert, tractations. L’échange, à fleurets mouchetés, vise à redonner toutes ses lettres de noblesse à la diplomatie. Pour cela, il eût fallu davantage affiner les dialogues, mieux masquer les coups sur l’échiquier. Or on n’est pas vraiment chez Mankiewicz… Reste le duel au sommet, entre monstres sacrés. André Dussollier la joue « patte de velours », avec une pointe de malice dans le doigté. Niels Arestrup, auguste et léonin, déjoue finement toute caricature du Boche en affichant une certaine grandeur prussienne.