Casse-Noisette et les quatre royaumes, diffusion du 25/03/20

Canal+
25/03/20 ~ 08:25 - 10:00

La jeune Clara ne se remet pas de la mort de sa mère, une géniale inventrice. Celle-ci lui a laissé une clé très spéciale. À la fête de fin d’année organisée par Drosselmeyer, son parrain, Clara suit un fil d’or qui la conduit jusqu’à cette précieuse clé … mais celle-ci se volatilise aussitôt dans un monde mystérieux. Clara parvient à entrer dans ce monde où elle croise le chemin d'un soldat nommé Phillip, d’une armée de souris, et des souverains de trois Royaumes : celui des Flocons de neige, celui des Fleurs et celui des Friandises. Pour retrouver cette fameuse clé et restaurer l’harmonie du monde Clara et Phillip vont devoir affronter la redoutable Mère Ginger qui règne sur le quatrième Royaume... - Critique : Pour Noël, Disney adapte en prises de vues réelles le célèbre conte d’Hoffmann, qui constituait déjà l’un des épisodes animés de Fantasia, en 1940. Premières minutes engageantes : un plan-séquence virtuose survole Londres au XIXe siècle, au moment du réveillon, avant de s’introduire dans une demeure bourgeoise, puis de pénétrer dans un trou de souris. Lasse Hallström (Le Chocolat, 2000) et Joe Johnston (Jumanji, 1995) semblent, à cet instant, en mesure de déjouer un certain académisme, en rendant ludique leur film en costumes – voir l’audacieuse machine à capturer les rongeurs. Tout s’écroule lorsque l’héroïne (Mackenzie Foy) plonge dans l’univers féérique des Quatre Royaumes. Le film est alors irrémédiablement plombé par des costumes kitsch (mention spéciale au Roi de la Terre des flocons de neige, avec ses stalactites sur la figure) et le jeu affecté des acteurs (effarant cabotinage de Keira Knightley, dans le rôle de la Fée Dragée). Une naïveté qui rappelle les ratages Alice au pays des merveilles, en 2010, et sa suite, en 2016. La contribution de Joe Johnston, appelé en renfort pour les scènes aux effets spéciaux les plus complexes – l’animation de soldats de plomb géants – n’y change rien. Seule sensation : les séquences avec la danseuse étoile Misty Copeland, hommage au ballet de Tchaïkovski. Lors d’une jolie mise en abyme, les personnages assistent à une représentation d’opéra. Aux images de synthèse ampoulées se substitue soudain une poésie de bric et de broc, reposant sur les éléments de carton du décor, animés par les figurants sur scène. Cette performance, la ballerine la renouvelle lors du générique de fin. Trop tard, hélas. A partir de 5 ans.