Ali Baba et les 40 voleurs, diffusion du 12/01/19
En l'an 800, Ali Baba, brave bûcheron de Bagdad, est pauvre comme Job, gueux parmi les gueux, et peine à nourrir sa famille. En cherchant du bois, il s'endort près d'un buisson. A son réveil, il surprend une troupe de cavaliers. Leur chef parle à la paroi d'une montagne. Une grotte devient visible... Critique : Cinquante ans après Fernandel, Jugnot chausse les babouches d'Ali Baba dans un film plus sucré qu'un loukoum. Une grosse production en deux volets, avec Jean Benguigui qui gigote, Gérard Jugnot qui jugnote, et un scénario quasi désertique. Pour le reste, rien à dire : c'est douillet, familial, avec de beaux décors, des comédiens sympas (Benguigui est même assez drôle) et une oasis de bons sentiments. Assurément, des enfants y trouveront leur « conte ». Est-il utile de rappeler l'histoire ? Le bûcheron Ali Baba découvre la caverne des voleurs, puis se voit chargé de déjouer un complot contre le calife. Pour l'aider, il trouvera sur sa route un tapis volant et une lampe (avec Doc Gynéco à l'intérieur, dans le rôle de « Kif le génie »). Hormis deux ou trois passages, le résultat n'a rien de vraiment comique. C'est Iznogoud sans l'humour. Juste une féerie orientale, une fiction gentillette pour ratisser large. Une aventure lisse et bien rythmée, qui semble nous chuchoter sa formule magique : « Audience, ouvre-toi... » — Erwan Desplanques