9 mois ferme, diffusion du 23/04/20
La rosserie de Dupontel associée à la fantaisie de Sandrine Kiberlain… Réussite élégante et burlesque. - Critique : Comme dans les comédies américaines sur l’attirance des contraires, Dupontel a inventé un couple excessif et absurde : un cambrioleur bas de plafond, accusé d’avoir gobé les yeux d’une de ses victimes, et une juge coincée fantaisiste qui, sous l’emprise de l’alcool, devient ingérable. Six mois après un Nouvel An très arrosé dont elle ne se souvient pas, celle-ci se retrouve enceinte. Après une enquête désordonnée, elle se convainc — quelle horreur ! — que le géniteur n’est autre que le gobeur d’yeux, qu’elle doit précisément inculper… Ils sont totalement étrangers l’un à l’autre. Pourtant, leur cohabitation forcée leur permet de se découvrir autres : lui, un peu moins débile ; elle, beaucoup moins crispée. Des mouvements de caméra circulaires accentuent leur complicité. Brio technique que confirme l’ouverture du film : un plan-séquence étonnant… Et comme dans le grand cinéma français de jadis, les seconds rôles rivalisent avec le couple vedette : surtout Nicolas Marié, irrésistible en avocat bègue, dont la plaidoirie finale atteint des sommets de loufoquerie dingue.