Un jardin entre deux mondes

France 5
11/11/18 ~ 23:40 - 00:30

Depuis 20 ans, Christophe et Martine habitent la Maison du Prieuré, écrin de verdure situé au coeur de la campagne vendéenne. Tous les animaux sauvages sont les bienvenus chez eux, à l'exception des ravageurs de plantes, qu'il faut savoir contrôler, voire éliminer, mais sans recourir aux produits chimiques de synthèse. Jean, voisin qui occupe la façade est de la maison, se montre moins scrupuleux. Sa stratégie, contraire, s'avère redoutablement efficace. Deux visions de la nature, foncièrement opposées, s'affrontent sur le domaine depuis des années. Critique : Une simple barrière sépare le jardin de Martine et Christophe de celui de Jean, dans la campagne vendéenne. Une séparation de rien du tout, mais un gouffre invisible entre leurs deux conceptions du jardinage. S’ils entretiennent de bonnes relations de voisinage, tout les oppose effectivement dans leur rapport à l’environnement. Les premiers usent des ressources de la nature pour lutter contre les prédations, favorisant en tout le bio, quand le second recourt sans états d’âme aux produits chimiques de synthèse pour empêcher les dégâts qu’il redoute… quitte à en provoquer de plus conséquents. Si ce dernier n’hésite pas à empoisonner les campagnols qui menacent ses ­tomates, ses voisins accueillent dans leur pigeonnier des faucons crécerelles qui les boulottent proprement. Tel est le principe directeur de ce plaidoyer 100 % bio et gentil comme tout, qui expose les réponses apportées, de part et d’autre de la barrière, aux problèmes posés aux habitants des lieux. Si le commentaire bêtifie sans réserve et si la réalisation abuse de points de vue peu naturels (plongées verticales, plans saisis du fond du pigeonnier, travelling au ras de l’ourlet de Jean…), la démonstration ne manque pas d’intérêt, ni le propos de conviction.   Suivi à 21h40 du Petit Peuple des champs, des deux mêmes réalisateurs, et d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse.
 
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