Un coeur pour ma fille

Arte
24/06/20 ~ 12:35 - 14:05

Victime d'un infarctus alors qu'elle n'a que 8 ans, Jana Faber a besoin d'une greffe de coeur. Les mois passent, et l'enfant n'a toujours pas de donneur. Au fil du temps, ses chances de survie s'amenuisent. Micha et Natalie, ses parents, se sentent impuissants à l'aider. A bout, Micha décide de prendre les choses en main. Il fait des recherches sur Internet et découvre qu'il est possible d'acheter des organes dans une clinique bulgare, pratique qui est illégale en Allemagne. Sans hésiter, il décide d'entamer des démarches. Natalie, elle, se montre plus circonspecte et s'inquiète de la provenance de l'organe et des pratiques de la clinique... - Critique : Difficile de faire suspense plus sordide que celui du premier long métrage de cinéma de Steffen Weinert, sorti uniquement outre-Rhin. Une fillette de 8 ans, victime d’une inflammation du myocarde, va-t-elle obtenir une greffe cardiaque à temps pour survivre ? Désemparés, ses parents hésitent entre suivre la procédure légale en Allemagne, au risque d’attendre des mois, ou recourir au marché noir en Europe de l’Est, moyennant 250 000 euros. Il faut voir à quel point le scénario néglige le sens moral de la mère ou l’innocence de l’enfant — sa vie à l’hôpital, accrochée à une machine qui aide son cœur à tenir, reste correctement documentée — pour privilégier l’inconséquence du père, dont la manière de gérer la santé de sa fille comme un chef d’entreprise médiocre donne le frisson. Les multiples invraisemblances psychologiques ne sont rien comparées à l’issue indéfendable, dans une clinique de la mort en Roumanie dirigée par une espèce de médecin nazi, qui relève des pires horreurs sur le trafic d’organes.