Un bon flic : Les morts ne parlent plus

Arte
15/11/20 ~ 02:30 - 04:00

Dévasté par la mort de sa compagne, Milan Filipovic, jeune commandant de police à Berlin, décide de démissionner. Lors de sa dernière journée d'exercice, il est appelé avec son collègue Fredo Schulz dans un aéroport : une Colombienne a été arrêtée avec un kilo de cocaïne dans le corps... - Critique : Dans la grisaille du ciel berlinois, un avion de ligne se pose sur le tarmac. Une hôtesse de l’air désigne à la police des frontières une jeune passagère qui n’a ni bu, ni mangé durant le vol. La suspecte est interpellée à la douane. Son estomac libère 1,1 kg de cocaïne. Alors qu’elle est transférée pour être interrogée par la brigade des stups, l’un des deux flics qui l’escortent est abattu par son complice qui prend la fuite avec elle. Fredo Shultz, le survivant de l’embuscade, voudra à tout prix retrouver l’assassin de son jeune coéquipier — c’était son dernier jour dans la police. Cela aurait pu être un honnête polar mais il investit simultanément trop de terrains. D’abord, la question sociale avec la misère qui conduit une jeune femme de ménage d’origine colombienne à risquer sa vie. Ensuite, la dimension psychologique, avec la détresse d’un vieux flic au bout du rouleau. Enfin, le sujet de la transmission entre une jeune recrue, qui suit avec orthodoxie la littérature consacrée à l’apprentissage du métier, et son aîné qui n’a qu’une règle, celle de l’efficacité. Le téléfilm en oublie la composante essentielle du genre : le suspense. Un bon flic, finalement, n’est qu’un polar faiblard.