Un âge de fer, la guerre de Trente Ans

Arte
Paix (1646-1649)
20/10/18 ~ 22:35 - 23:30

Après 25 ans de guerre, un espoir surgit en 1643 : les grandes puissances ont décidé de négocier en Westphalie. Mais chaque camp tente par les armes d'influer sur les pourparlers. Victoires et défaites se succèdent, précipitant les populations dans des combats et des pillages sans fin. A Biberach, les perspectives d'égalité de droits entre catholiques et protestants inquiètent les autorités en place qui pratiquent alors une chasse aux sorcières, accusant de nombreuses femmes protestantes d'avoir conclu un pacte avec le diable. Barbara Xeller sera l'une d'entre elles. Au bout de cinq années, en 1648, la paix de Westphalie marque la fin d'une guerre sans vainqueur. Une Europe constituée de nations et de religions diverses, capables de coexister, va émerger enfin. Critique : Suite et fin de cette série sur un conflit qui ravagea l’Europe de 1618 à 1648, y semant massacres, pillages et famines, et provoquant la mort de millions de personnes. Ces trois derniers épisodes commencent en 1632, au moment où un nouveau fléau dévastateur vient s’ajouter aux précédents : la peste. L’entreprise (six épisodes au total) impressionne toujours par son ambition : retracer toutes les dimensions du conflit — politiques, militaires, religieuses, sociales et individuelles. Une complexité qui peut faire peur, la diversité des factions entrant en jeu dans cette longue guerre rendant l’ensemble parfois difficile à suivre. Heureusement, comme dans la première partie, de nombreux passages avec acteurs, inspirés d’authentiques témoignages de l’époque, viennent offrir une respiration bienvenue. On suit ainsi les destins de Peter Hagendorf, soldat mercenaire dans l’armée allemande, de l’aubergiste Barbara Xeller, témoin de l’invasion suédoise en Allemagne, du père Joseph, conseiller de Richelieu… Ce sont ces personnages, hommes et femmes plus ou moins ordinaires pris dans la tourmente de la guerre, qui retiennent le spectateur devant ce qui, sans eux, pourrait n’être qu’un cours d’histoire aride.