The Singing Club

Canal+
12/01/21 ~ 08:18 - 10:07

Yorkshire, 2011. Les soldats de la garnison de Flitcroft sont repartis en mission. Pour se donner du courage, leurs compagnes décident de se trouver une occupation à faire ensemble. Et pourquoi pas une chorale ? Kate Barclay, épouse du colonel, dirige le choeur avec un peu trop d'autorité. Les premiers essais sont peu concluants et Kate demande l'aide de Lisa, une autre femme de soldat. L'inquiétude monte quand l'armée perd le contact avec leurs maris. Angoissées mais volontaires, elles font front et peu à peu les talents vocaux de chacune d'elles se révèlent. Au tel point point qu'elles sont invitées au festival de Remembrance organisé au Royal Albert Hall... - Critique : Vingt-trois ans après The Full Monty, comédie sociale qui voyait une bande de chômeurs même pas beaux gosses s’essayer à l’art du strip-tease, le réalisateur Peter Cattaneo remet ça avec des dames. Plus frileuses — elles conservent leurs vêtements —, les héroïnes de The Singing Club révèlent un autre talent : le film, inspiré d’une histoire vraie, raconte la création d’une chorale d’épouses de militaires britanniques, dans le Yorkshire, en 2011. Lorsque leurs maris sont envoyés en Afghanistan, Laura, Annie et les autres savent ce qui les attend sur la base de Flitcroft : six mois d’angoisse en espérant leur retour sains et saufs. Inquiète pour le moral de ses troupes, Kate, la femme du colonel, décide de leur trouver une saine occupation. Va pour le chant. Le couac, c’est que deux voix dissonantes se disputent la place de chef d’orchestre : Laura la cool (Sharon Horgan, remarquée dans la série Catastrophe) et Kate la coincée (Kristin Scott Thomas). Leur guéguerre permet à Scott Thomas de faire des étincelles en bourgeoise autoritaire. Plongé dans un cocktail de tubes des années 1980 et de sororité vacharde, son personnage va bien entendu révéler ses blessures et s’humaniser au fil des répétitions et des confidences, le long d’un parcours fléché résolument empathique et curieusement dépolitisé. Honnête faiseur, Peter Cattaneo a hérité cette fois d’un scénario qui tire à la ligne, mais si l’on regrette ses prolos de l’effeuillage, il n’est pas interdit de s’émouvoir aux harmonies de son girls band.