The Current War

Canal+
18/09/20 ~ 12:40 - 14:25

L'inventeur Thomas Edison, est sur le point d'apporter l'électricité à Manhattan avec sa nouvelle technologie de courant continu. A la veille de son triomphe, ses plans sont contrariés par George Westinghouse, un homme d'affaires charismatique persuadé détenir, avec son associé Nikola Tesla, une bien meilleure idée : le courant alternatif. Alors qu'Edison et Westinghouse s'affrontent pour savoir lequel d'entre eux sera celui qui électrifiera les Etats-Unis, leur affrontement devient la première des guerres technologiques et commerciales américaines... - Critique : Vous connaissiez la rivalité entre Wolfgang Amadeus Mozart et Antonio Salieri, ou entre Steve Jobs et Bill Gates ? Voici celle qui opposa, à la fin du xixe siècle, les Américains Thomas Edison et George Westinghouse, sous le nom de « la guerre des courants » (l’une des traductions possibles de The Current War). Le premier milite pour le courant continu, le second pour le courant alternatif, et chacun, de réunions de crise en grands discours machiavéliques, veut obtenir le marché du transport et de la distribution d’électricité, qui va remplacer le gaz et les chandelles pour illuminer les États-Unis… Qu’on ne s’y trompe pas : on était absolument ravi d’assister à ce combat de coqs entre deux représentants de la haute société, qui se déchiraient à propos de redevances de brevets, de batteries d’accumulateurs ou d’ampoules à filament de carbone. Les auteurs de ce film ont, en revanche, douté à un moment ou un autre du bien-fondé de leur entreprise. Les repères chronologiques et géographiques pour aider le public à s’y retrouver sont amenés de façon intempestive. Quant à la caméra, à coups de zooms, décadrages et accélérés, elle bouge juste pour prouver qu’il y a quelqu’un derrière, ou pour tenter d’électriser un scénario pontifiant, apathique et sinueux. Heureusement, il y a Benedict Cumberbatch (Edison), exalté et prescient jusqu’à l’arrogance, face à Michael Shannon (Westinghouse), merveilleusement flegmatique et moustachu. Pourtant, mal exploitée, leur guerre des personnalités ne fait qu’un minimum d’étincelles.