Terminator 2 : le jugement dernier

C8
09/04/18 ~ 23:25 - 01:50

Un T-1000 est envoyé dans le passé pour tuer John Connor. Terminator, lui, est devenu gentil. Effets spéciaux assassins, Arnold au poil et Cameron vrai cinéaste. Incontournable. Critique : Film de James Cameron (Terminator 2 : Judgment Day, USA/France, 1991). Scénario : J. Cameron et William Wisher Jr. 135 mn. VF. Avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton.Genre : hasta la vista, baby.Il faut s'incliner devant ce monstre d'efficacité intelligente et amère qu'est Terminator 2, suite à gros budget du non moins réussi Terminator, bricolé par Cameron sept ans auparavant. John Connor, ado délinquant, a été placé dans une famille d'adoption à la suite de l'internement de sa mère, Sarah. Elle promet l'apocalypse nucléaire pour 1997, prétend que son rejeton est destiné à mener la résistance contre les machines, hurle qu'un cyborg a tenté de la tuer... Givrée, pense logiquement le psy (qui n'a pas vu le premier Terminator).Et, pourtant, tout recommence, à un savoureux détail près. Terminator, vieux modèle T-800, est cette fois programmé pour protéger John, traqué par un T-1000, machine à tuer dernier cri en acier liquide. Ce dernier (qui a pris l'apparence d'un flic...) fond, coule, se resolidifie et prend la forme de ce qu'il touche : autant de merveilles visuelles qui jouent sur l'élément liquide, obsession cameronienne. Pendant ce temps, John, Sarah et Terminator créent un nouveau schéma oedipien post-apocalyptique avec une mère plus virile qu'un para et une machine paternelle sur laquelle on peut toujours compter dans une société en autodestruction. Cameron ? Une pythie alarmiste qui a un sacré sens de l'action.