Summer of Love

Arte
12/05/18 ~ 00:20 - 01:05

En 1967, des dizaines de milliers de jeunes affluent vers la ville de San Francisco, pour manifester pacifiquement contre la guerre du Viêtnam. En quelques mois, le mouvement, massif, fait de la Californie le foyer de la protestation contre les valeurs traditionnelles de l'Amérique et l'ordre établi. Farouchement opposée au consumérisme qui caractérise cette époque, la jeunesse hippie réclame davantage de liberté et d'authenticité. Au son des ballades rock de The Doors, Simon and Garfunkel ou Jimi Hendrix, retour sur les événements marquants du psychédélique «Summer of Love». Critique : Adoré, fantasmé ou raillé, le Summer of love fête ses 50 ans. Cet été 1967 fut le point culminant d’un mouvement contestataire inédit d’une jeunesse qui se rebellait pacifiquement contre une situation politico-sociale devenue intolérable (Vietnam, combat pour les droits civiques des Afro-Américains, mœurs rigides…). L’avenir était à inventer. A l’aide d’invités pertinents, témoins de ce bouillon de culture éphémère, le documentaire essaie de capter, de manière trop succincte mais sans toutefois le caricaturer, l’esprit définissant ce mouvement spontané que l’un des intervenants qualifie malicieusement de « plus grand flashmob de l’histoire ». Lyndy Saville rappelle surtout une chose essentielle. Bien que tentaculaire (mode, cinéma, philosophie, paradis artificiels, etc.), le développement du Summer of love est indissociable de son prin­cipal vecteur : la musique. De la pochette psychédélique de Sgt. Pepper au blues éraillé de Janis Joplin, en passant par les Kinks, Hendrix, Otis Redding, The Who, Stevie Wonder et bien d’autres encore, la musique a canalisé et amplifié l’écho revendicateur de ses auditeurs. Une communion qui atteint son apo­gée avec le festival pop de Monterey aux prestations rock flamboyantes et incandescentes, devenues légendaires. Avant les remontées d’acides amères. Mais c’est une autre histoire.