Shrill

Canal+
Camp
21:29 - 21:54

Saison:2 - Episode:1 - Annie et son petit ami Ryan échappent à la colère potentielle des Trolls et décident de partir camper. Mais le projet s'écroule lorsqu’Annie découvre que sa mère, avec qui elle entretient des rapports compliqués, a quitté la ville pour Vancouver, laissant son père seul... - Critique : Dans la première saison, Annie, trentenaire ronde et inhibée, vivait sa révolution. Exaspérée par la grossophobie ordinaire, elle envoyait bouler sa mère, blessante, et son boss, méprisant, et finissait par affronter le troll qui la harcelait sur le Web. On la retrouve cavalant dans la nuit, euphorique, après avoir ruiné d’une pierre vengeresse la belle voiture dudit harceleur. « Ça fait du bien d’être un peu mauvaise ! » exulte-t-elle, avant de prendre peur et de quitter la ville avec son grand bêta hirsute de Ryan, tels des Bonnie and Clyde farfelus… Dans ce deuxième chapitre, Annie, moins taraudée par le jugement des autres, va goûter une nouvelle liberté. Même si Vera, sa mère, obsédée par son poids, reste terriblement passive-agressive, le scénario relègue les questions d’apparence au second plan pour explorer les remous de l’entrée tardive dans la vie adulte avec un irrésistible humour déjanté. Annie tente d’assumer haut et fort ses choix, elle qui a grandi en s’efforçant de ne froisser personne. Sa quête d’assurance sera jalonnée de hauts jouissifs et de bas désopilants. Car passé l’euphorie de la rébellion, elle se retrouvera freelance et fauchée, obligée de dévaliser les placards de ses parents. Féministe, body positive, LGBT friendly, Shrill est aussi le portrait cru et plein d’autodérision d’une génération qui se cherche, dans la veine de Girls, de Lena Dunham. Une galerie d’adulescents attachants, menée par une formidable Aidy Bryant, aussi fantasque que sensible, aussi drôle que sexy, qui incarne avec délice une héroïne à la vie amoureuse et amicale riche. Une ronde vraiment ronde qui n’est pas déterminée par son poids. Enfin !
 
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