Sabrina

Arte
18/12/20 ~ 13:35 - 15:35

Fille de domestiques, Sabrina (divine Audrey Hepburn), vilain petit canard, va, évidemment, devenir un beau cygne (le temps d'un petit stage à Paris – ah ! Paris…) et enfin attirer l'attention de ses maîtres. Wilder dynamise le conte de fées et électrise ses acteurs. Magique ! - Critique : Soir de fête chez les Larrabee, richissimes industriels. Une demoiselle aux pieds nus épie et s’émerveille… C’est ­Sabrina, la fille du chauffeur. Elle aime David, le fils cadet des Larrabee, bellâtre oisif qui multiplie les conquêtes sans un regard pour la domesticité. Pourtant, quand le mignon petit canard revient transformé en cygne, après deux ans d’études à Paris, David est séduit. C’est l’histoire du prince et de la bergère, transposée dans la haute société new-­yorkaise des années 1950. Miracle d’équilibre et d’humour, le film fait la part belle à la satire sociale, sans gâter le moins du monde l’aspect merveil­leux du conte de fées. Chaque scène est un bijou. Chaque personnage est ciselé avec précision et compose avec les autres une époustouflante chorégraphie des mœurs et des sentiments. Bogart, en austère capitaine d’industrie grignoté par l’amour, est génialement bourru. William Holden joue les play-boys un peu fats avec une hilarante autodérision. Mais c’est Audrey Hepburn, émouvante Cendrillon moderne, qui mène le bal des Larrabee.