Rio Lobo

Arte
18/11/20 ~ 13:35 - 15:35

Le dernier film de l'immense Howard Hawks, le dernier grand rôle de John Wayne. Un film-testament, un peu raté, mais pour toujours mythique. - Critique : Un colonel nordiste, Cord McNally, s’allie à un ancien ennemi sudiste pour démasquer un traître. Il emmène dans son équipée trois femmes animées d’un désir de revanche et un vieillard à la gâchette facile. Ils retrouvent le scélérat, accompagné d’un shérif corrompu… Le dernier film de Howard Hawks est l’ultime volet d’une trilogie entamée avec Rio Bravo et poursuivie par El Dorado. Sévère avec lui-même, le cinéaste a critiqué le résultat, pestant contre des acteurs jugés par lui médiocres (le Mexicain Jorge Rivero, ancien nageur de compétition) ou capricieux (Jennifer O’Neill). Mais Rio Lobo souffre davantage d’un scénario un peu répétitif et d’un humour assez épais, frôlant la sénilité — Jack Elam et son rhumatisme articulaire, qui pastiche lourdement le mythique Stumpy, joué par Walter Brennan dans Rio Bravo. Malgré tout, dominé par la présence de John Wayne, d’autant plus charismatique qu’il accepte l’âge et les blessures, le film est purement « hawksien » : un individu y catalyse les énergies et les volontés d’un groupe, aide au dépassement de soi et à l’accomplissement du devoir. On prend encore plaisir à suivre ce western crépusculaire, testament d’un immense metteur en scène.