Prénom : Mathieu

Arte
Prénom : Mathieu
27/07/18 ~ 21:45 - 22:50

Dans les années 1980, en Suisse. Mathieu, 17 ans, est le seul rescapé d'un tueur en série. Blessé, traumatisé, il essaie de reprendre pied. Grâce à une incroyable mémoire et l'aide d'un policier intuitif, l'ado réalise le portrait-robot de l'agresseur. Mais pour Mathieu, rien n'est fini pour autant... Critique : Ce dernier volet de la collection imaginée par un quatuor de cinéastes suisses romands est, lui aussi, tiré d’une histoire vraie. Dans l’épisode précédent, Jean-Stéphane Bron retranscrivait l’immédiateté d’un fait divers. Lionel Baier (Les Grandes Ondes) choisit de se situer juste après un drame survenu au milieu des années 1980. Il décrit les séquelles psychologiques d’un jeune homme, torturé et violé par un tueur en série. Il ausculte de près cette « onde de choc ». Interprété par Maxime Gorbatchevsky (troublant), le héros semble déconnecté du monde et désorienté sexuellement, comme en atteste la scène de rupture avec sa copine. Les souvenirs lui reviennent par flashs — il possède une « mémoire photographique » —, dans les situations quotidiennes ou dans son sommeil, ce qui lui permet de décrire de plus en plus précisément l’apparence de son bourreau à l’inspecteur chargé du dossier (impeccable Michel Vuillermoz). Lorsqu’il relate la progression de l’enquête, Prénom : Mathieu souffre de quelques ellipses. Dans sa description quasi documentaire des méthodes de travail de la police, il possède en revanche l’efficacité des meilleurs polars de série B américains.