Pour le pire et pour le meilleur

Arte
23/10/18 ~ 13:35 - 16:00

Un type plein de tics, de toc et de fiel s'attendrit grâce à un chien, à un homo et à une serveuse de restau… Le meilleur ? Helen Hunt et Jack Nicholson, à leur sommet. Comme si W.C. Fields, teigneux cabot, rencontrait la Shirley MacLaine de La Garçonnière. Critique : C’est un drôle de film que met en scène James L. Brooks, auteur d’une satire honnête de la télé (Broadcast News) et d’un fameux mélo (Tendres Passions). Celui-ci allie deux qualités : un dialogue malin et deux comédiens épatants. Helen Hunt est étonnante en brave fille du peuple qui n’ose y croire parce qu’elle en a trop pris dans la gueule. Trop blessée pour ne pas être lucide ; trop confiante pour devenir vraiment cynique. Jack Nicholson, lui, est cabot avec orgueil, avec ferveur, avec panache. Cabot avec une précision d’arpenteur : à la frontière exacte du rejet et de la sympathie, du ridicule et du grandiose. C’est évident : ôtez Helen Hunt et Nicholson, et il ne reste plus grand-chose. Mais ils sont là, et on les regarde s’engueuler, s’approcher, pour, peut-être, s’entendre avec une complicité tranquille. Et cela devient délicieux.