Peut-on sauver le corail ?

Arte
09/07/18 ~ 06:15 - 07:10

Depuis trente ans, la moitié des récifs coralliens ont disparu à cause du dérèglement climatique. Si rien n'est fait, la quasi-totalité de ces forêts sous-marines pourrait être détruite d'ici 2050. Or les coraux sont indispensables à l'équilibre de la planète. Les eaux dans lesquelles ces animaux s'épanouissent regorgent de vie et permettent aux autres espèces de se nourrir. De plus, les barrières de corail protègent les côtes des ouragans et des raz-de-marée. La biologiste Emma Johnston, membre de l'agence chargée de protéger la Grande Barrière de corail d'Australie, cherche des pistes pour sauver cet élément essentiel de la biodiversité auprès de ses homologues scientifiques. Critique : Il faudra qu’un jour on nous explique en quoi la répétition inlassable de la même question tout au long d’un documentaire, destinée à retarder au maximum le moment d’y répondre, est de nature à satisfaire le public. Combien de fois en effet entend-on, dans ce film qui repasse sans cesse par la case départ, qu’il est urgent de trouver une solution au blanchissement du corail ? Il faut quasiment attendre une demi-heure pour entrer dans le vif du sujet : le travail des chercheurs pour donner naissance à des animaux potentiellement résistants au réchauffement climatique. A Hawaï, des images fascinantes montrent des coraux recrachant leur nourriture, des nuages d’algues unicellulaires devenues irritantes à cause de l’augmentation de la température de l’eau. En Australie, c’est à la main et à la lumière rouge que, les nuits de ponte, des chercheurs recueillent spermatozoïdes et ovules dans le but de créer des espèces hybrides, moins sensibles aux aléas. La solution serait-elle imminente ? Pas si vite : au début du film, on nous rappelle que l’implantation de nouveaux organismes dans un biotope n’est pas sans risque sur les espèces endémiques. Alors que faire ? La réponse, quand elle arrive, est sans appel : « Il n’y a plus une minute à perdre. » Cinquante-deux viennent pourtant de s’écouler, dont une vingtaine, seulement, véritablement prenantes.