Pauline à la plage

Arte
21/01/19 ~ 22:45 - 00:20

Chassés-croisés amoureux en Normandie. Rohmer décrit les grandes manœuvres de la séduction et du mensonge. Un film subtil remarquablement interprété. Critique : Découvrir Pauline à la plage l’année de sa sortie, en ayant peu ou prou le même âge que son héroïne, fut un vrai bonheur : enfin un film destiné à un public plutôt adulte (et de surcroît réalisé par un sexagénaire) prenait fait et cause pour les adolescents ! A 14 ans, comment ne pas tomber amoureux de Pauline, cette jeune fille qui oppose aux faux-semblants des « grands » son idéal de sincérité des sentiments, et se révèle par là même plus courageuse, et bien plus mature, que les pseudo-adultes qui l’entourent… Trente-six ans plus tard, cette éducation sentimentale sous la lumière voilée de la fin de l’été n’a rien perdu de sa vivacité, ni de son charme — même quand on a désormais l’âge de s’identifier aux chaperons plus ou moins méprisables de Pauline… Rohmer transforme un argument de vaudeville banal avec quiproquos et portes qui claquent en un subtil marivaudage où les mensonges des personnages permettent in fine de révéler le caractère et la vérité de chacun : la précieuse ridicule un peu naïve (Arielle Dombasle), l’amoureux transi et jaloux (Pascal Greggory), le prédateur sans scrupule (Féodor Atkine). Et, trente-six ans plus tard, Amanda Langlet est toujours aussi adorable…
 
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