Panic Room

France 2
15/11/20 ~ 23:35 - 01:20

Artificiel et intéressant tout de même dans la filmo de David Fincher, grand cinéaste de l'enfermement. - Critique : Faut-il réhabiliter Panic Room, mal noté à sa sortie, sous prétexte que David Fincher est aujourd’hui reconnu comme un grand metteur en scène grâce à The Social Net­work et à Gone Girl ? Oui et non. Non, car le scénario signé David Koepp (Jurassic Park, de Spielberg, L’Impasse, de Brian De Palma) peine à entretenir son suspense claustrophobique jusqu’à la fin. Mais oui, tout de même, pour la manière inspirée dont David Fincher filme l’isolement, qui s’impose, au fur et à mesure de son œuvre, comme son obsession : violente asociabi­lité de Lisbeth Salander, isolement social du quasi-autiste créateur de Facebook, solitude psychologique de l’enquêteur de Zodiac, cocon de Benjamin Button dans son temps inversé et, ici, enfermement volontaire d’une mère et de sa fille dans l’abri sécurisé d’une maison, avec des méchants dehors. Ce thriller fut entièrement « prévisualisé » (une première dans l’histoire du cinéma), c’est-à-dire simulé de A à Z sur ordinateur, en images 3D, avant le tournage. Ce qui permit de réaliser le plan hallucinant où la caméra monte d’étage en étage en semblant traverser le plancher. À revoir aussi pour Kristen Stewart, alors âgée de 12 ans…