Meurtres

Arte
09/08/18 ~ 02:10 - 03:55

Un cultivateur dans la région d'Aix-en-Provence met fin par une piqûre aux souffrances de sa femme, atteinte d'un cancer. Sujet audacieux pour 1950. Dialogues d'Henri Jeanson qui charge un peu trop facilement la bourgeoisie. Le film révéla Jeanne Moreau. Critique : Film de Richard Pottier (France, 1950). Scénario : Maurice Barry et Charles Plisnier, d'après son roman. NB. 105 mn. Avec Fernandel, Jeanne Moreau, Jacques Varennes. Le genre : drame. Noël Annequin, cultivateur dans la région d'Aix-en-Provence, met fin par une piqûre aux souffrances de sa femme, atteinte d'un cancer. Elle le lui avait demandé, se sachant condamnée. Les frères de Noël, un médecin et un avocat, appartiennent à la bourgeoisie locale. Par peur du scandale, ils conseillent à Noël de cacher la vérité... Il était audacieux, en 1950, d'aborder le problème de l'euthanasie. D'où l'intérêt un peu exagéré de ce film, où l'on voulut voir - oubliant Angèle et Naïs, de Pagnol - le premier rôle dramatique de Fernandel. En réalité, l'euthanasie sert d'élément révélateur d'une mentalité bourgeoise, sur laquelle Henri Jeanson, dialoguiste, s'est acharné jusqu'à rendre caricaturaux les membres de la famille de Noël. Le film révéla Jeanne Moreau, dans le rôle de la nièce du héros, fille anticonformiste qui ruine, par un coup d'éclat, les manigances de ses parents. Jacques Siclier