Maîtriser l'énergie des étoiles, la révolution de demain

Arte
19/05/18 ~ 07:15 - 08:10

La production d'énergie repose essentiellement sur les carburants fossiles, non seulement limités, mais dont les dommages pour l'environnement sont désormais connus. Les énergies renouvelables ont aussi leurs limites. Mais une solution à long terme pourrait exister : la fusion nucléaire, un processus où deux noyaux atomiques légers s'assemblent pour former un noyau lourd, à 150 millions de degrés. Une réaction à l'oeuvre de manière naturelle dans le Soleil et la plupart des étoiles. Contrairement à la fission nucléaire, la réaction de fusion ne produit pas de déchets radioactifs à longue durée de vie. Propre, bon marché, abondante et durable, elle constituerait l'énergie idéale. Mais sa maîtrise demeure un défi pour la science. Critique : Voilà plus de six décennies que les physiciens travaillent sur la fusion nucléaire. Un processus au cours duquel deux noyaux atomiques légers s’assemblent pour former un noyau lourd, à 150 millions de degrés. L’idée est d’obtenir par réaction une grande quantité d’énergie naturelle, semblable à celle produite par une étoile ou le soleil. Pour y parvenir, des chercheurs se mobilisent dans le monde entier. En France, à Cadarache (Bouches-du-Rhône), trente-cinq pays se sont associés pour construire, depuis 2007, un réacteur thermonucléaire, l’Iter. Un chantier contesté, car très coûteux, et dont personne ne voit le bout (peut-être 2025 ou 2035). « Nous sommes comme les bâtisseurs de cathédrales, nous aurons posé les premières briques, d’autres verront l’édifice terminé », avance un physicien. Mais, au prix de la brique, le compteur s’affole : déjà plus 12,8 milliards d’euros engloutis, au grand dam des Etats. Eh oui, il s’agit d’argent public. Ce film pédagogique et rythmé s’arrête longuement sur l’histoire et les limites de ce site de Cadarache, générateur d’espoir avant d’être un aspirateur à euros. Son grand mérite est surtout de tenter de nous faire comprendre la fusion nucléaire et ses enjeux écologiques pour le futur. « Il en va de la survie de notre civilisation », avertit tout de go un sympathique chercheur.