Le Voleur de bicyclette

Arte
28/05/18 ~ 23:05 - 00:35

Un chômeur décroche un emploi qui nécessite une bicyclette, se la fait voler et sillonne Rome avec son petit garçon pour la retrouver. Plus de cinquante ans après, la force du réalisme est intacte et le magnétisme des interprètes nous tire toujours des larmes. Critique : | Genre : mélodrame social. On a beaucoup loué cet étendard du néoréalisme (petit frère de Rome, ville ouverte), l’un de ces cinquante classiques éternisés au panthéon du septième art. Aujourd’hui, qu’en est-il ? Vibre-t-il toujours ? Rassuré, on constate que son réalisme a autant de force lyrique et que nos larmes peuvent encore perler. Le canevas paraît simple : un chômeur décroche un emploi qui nécessite une bicyclette, se la fait voler et sillonne Rome avec son petit garçon pour la retrouver. D’étranges coïncidences, des revirements complexifient cette quête à suspense, ce drame social et moral, qui aboutit à une humiliation déchirante. En deçà, ce qui frappe aujourd’hui, c’est la « gueule » des acteurs : le père, visage sec et émacié, le môme, bouille attendrissante d’enfant vieilli trop vite. Tous deux, non professionnels, font des miracles et impressionnent la pelloche avec un magnétisme rare.