Le mystère des géants disparus

France 5
14/10/18 ~ 00:30 - 02:00

Après la disparition des dinosaures, la Terre a été peuplée pendant 60 millions d'années par des animaux géants étonnants. Grâce aux dernières technologies ou en s'inspirant des animaux actuels, quatre scientifiques parmi les plus réputés tentent de se représenter ces géants disparus de manière toujours plus précise. Forts de cette connaissance, ils ont accepté de prolonger l'expérience et d'être projetés dans le passé pour vivre une rencontre virtuelle avec les animaux qu'ils étudient : le Titanoboa, un serpent de plus de douze mètres de long, le Balouchitère, un rhinocéros qui peut atteindre huit mètres de haut et peser vingt tonnes, le Mégalodon, un requin gros comme un autocar et le Mégatherium, un paresseux géant aussi grand qu'un éléphant. Critique : Si les documentaires sur les dinosaures sont légion, rares sont ceux sur les titans qui leur ont succédé. Celui-ci se focalise sur quatre espèces ayant peuplé la Terre il y a soixante millions d’années (pour la plus ancienne), jusqu’à dix mille ans avant notre ère (pour la plus récente) : le titanoboa, le baluchithère, le mégalodon et le megatherium, respectivement serpent, rhinocéros, requin et paresseux géants. Dans ses meilleurs moments, le film prend l’allure d’une enquête rétrospective : quatre paléontologues y compilent, méthodiquement, les résultats d’expériences de pointe sur les fossiles pour tenter de comprendre leur gigantisme et d’élucider les causes de leur disparition (bouleversement climatique, manque de diversité génétique). Cette rigueur scientifique exemplaire, le film la perd lors des séquences censées constituer sa plus-value : des reconstitutions fantasmées qui transportent les scientifiques dans le temps pour les mettre nez à nez avec les créatures, façon Jurassic Park. Avec leurs images de synthèse de qualité variable et leur interprétation flottante, elles rappellent plutôt les innombrables navets télévisuels de monstres géants (Mega Shark vs. Giant Octopus). Dommage, aussi, que le discours écolo, pourtant d’une actualité brûlante — la nécessité de protéger la mégafaune actuelle, éléphants d’Afrique et baleines bleues —, fasse seulement office de conclusion.