L'aventurier du Rio Grande

Arte
10/05/18 ~ 13:35 - 15:10

Après avoir tué l'assassin de son père, Martin Brady s'est réfugié au Mexique. Devenu le garde du corps du politicien Cipriano Castro, il est envoyé au Texas, l'Etat qu'il a dû fuir, afin d'y chercher un convoi d'armes. En chemin, il se casse la jambe et se retrouve ainsi bloqué à Puerto, un village à proximité de la frontière. Le fourgon prend la route sans lui, subit un détournement. De son côté, Martin, profitant de son repos forcé, contacte le capitaine de la milice locale, un vieil ami de son père, qui lui certifie que son cas peut s'arranger. Mais à peine rétabli, Martin, pour venger l'un de ses amis qui vient de mourir, commet à nouveau un crime... Critique : | Genre : western sentimental. A l’ouest, il y a toujours des pépites à redécouvrir. Dans L’Aventurier du Rio Grande (1959), de Robert Parrish, pas de poursuite infernale ni d’héroïsme. Le cinéaste a toujours été fier de ce western aux teintes mélancoliques où un porte-flingue à la jambe cassée (on voit Robert Mitchum tomber de cheval !), partagé entre deux rives et deux vies, connaît une renaissance morale. Le rôle fut refusé par Henry Fonda et Gregory Peck. Tant mieux, Robert Mitchum, qui aima d’emblée ce personnage d’individualiste un peu las, est étonnant : tendre, presque sentimental. Ce qui ne l’empêcha pas de prendre de sérieuses cuites sur le tournage avec les potes qu’il avait engagés. Car il était aussi coproducteur…