La vie scolaire

Canal+
31/08/20 ~ 21:29 - 23:17

Samia, une jeune CPE originaire de l’Ardèche, découvre son nouveau collège situé à Sain-Denis. Problèmes de discipline, réalité sociale difficile : c'est un choc pour la jeune femme. Si les situtations critiques ne manquent pas, elle apprécie néanmoins la vitalité et l'humour des élèves, celui de Moussa et de Dylan, très moqueur, et de son équipe de surveillants. Bien épaulée par ses collègues, Samia finit par s'acclimater et tente de venir en aide à Yanis, ado vif et intelligent mais insolent et aux résultats désastreux. Samia, persuadé qu'il a du potentiel, va tout tenter pour qu'il ne tombe pas dans la spirale de l'échec scolaire... - Critique : D’un centre de rééducation à une salle de classe, le chemin est cohérent. Deux ans après avoir ausculté l’univers hospitalier dans Patients, Grand Corps Malade et Mehdi Idir ­s’assoient au chevet de l’école. Leur premier film était inspiré de l’histoire de Grand Corps Malade. C’est au tour de Mehdi Idir de prêter certains de ses souvenirs à cette chronique chaleureuse, filmée dans l’établissement des Francs-Moisins, à Saint-Denis, où il fut élève. Soit une ­année scolaire en ZEP, vue à travers les premiers pas d’une jeune conseillère principale d’éducation. Débarquée de son Ardèche natale, ­Samia (Zita Hanrot) découvre les réalités sociales d’une zone difficile. En travaillant avec des acteurs non professionnels (pour la plupart) et des figurants des Francs-Moisins, les réalisateurs orchestrent des scènes de groupe pleines de vitalité, de chahut joyeux. Et au fil de saynètes quotidiennes se dessinent des situations contrastées, les failles d’une institution qui peine à enrayer l’échec, l’humanité d’enseignants exemplaires. Si beaucoup refusent de baisser les bras, ceux qui capitulent suscitent, eux aussi, l’empathie. Comme le prof d’histoire, poussé à bout par des élèves qui ne le respectent pas. Les réalisateurs réussissent donc un tableau nuancé. L’espoir est là, mais les parcours restent compliqués pour ces ados défavorisés au départ. Le travelling final, survolant la cité, suggère la difficulté d’échapper à la fatalité sociale.