La vie n'est pas un jeu

Arte
25/09/18 ~ 02:25 - 03:50

Gamer invétéré, Jan, 17 ans, passe le plus clair de son temps devant le jeu en réseau Utgard, où il incarne le puissant guerrier Fenris. L'équipe qu'il forme avec Gotrax, son partenaire virtuel, est devenue légendaire. Alors que se profile le grand tournoi de Ragnarök, Jan découvre que ses comptes en ligne ont été piratés par un adversaire malveillant. Le timide adolescent, qui avait organisé toute sa vie autour de sa passion, connaît un dur retour à la réalité. Sa priorité : rencontrer son équipier Gotrax. Derrière le pseudo belliqueux se cache une adorable geek aux cheveux bleus, Karo, elle aussi victime du pirate... Critique : Dans la peau de son avatar, le valeureux guerrier Fenris, Jan, 17 ans, s’apprête à disputer en ligne le grand tournoi de Ragnarök, aux côtés de son équipier, Gotrax. Mais, à trois jours de la compétition, le discret ado découvre que son compte a été piraté, lui interdisant l’accès au jeu d’heroic fantasy. Pour retrouver son existence numérique, Jan n’a d’autre choix que de démasquer le hacker et, pour cela, d’affronter la vie réelle. Il ne tarde pas à rencontrer son allié Gotrax. Surprise : derrière le géant belliqueux se cache Karo, fantasque jeune fille aux cheveux bleus… N’attendez pas de la quête de ces deux sympathiques geeks en mal de connexion une réflexion profonde sur les rapports complexes entre monde virtuel et réalité. Ni, encore moins, un écho aux discours alarmistes sur l’addiction aux écrans. Sur un thème pas si éloigné de Ready Player One, le dernier Spielberg, mais avec un budget un rien plus serré, La vie n’est pas un jeu navigue entre galère 100 % réelle et imaginaire épique sur un mode loufoque et naïf, qui contredit largement son titre. Le propos est, certes, aussi mince qu’un circuit imprimé et le dénouement réserve un joli lot de nunucheries, mais le charme bien humain des jeunes interprètes sauve la partie in extremis.