La vertu des impondérables

Canal+
15/07/20 ~ 03:28 - 04:53

Lorsque plusieurs personnes font face à des imprévus, il y a forcément de la tension dans l'air. Marianne se fait voler sa voiture ainsi que son chien sur une aire d'autoroute. Stéphane, quant à lui, se dispute sans arrêt avec sa femme. Noémie, de son côté, ne supporte plus les infidélités de son mari Aldo. Enfin, en pleine fête des vendanges, un orchestre méconnu se produit pour la dernière fois. Quand soudain, tout bascule après une tragédie brutale. Dans ce chaos, la vie continue, malgré tout, pour le meilleur et pour le pire... - Critique : Le précédent long métrage de Claude Lelouch avait quelque chose de rassurant : avec Les Plus Belles Années d’une vie, suite, cinquante-trois ans après, d’Un homme et une femme 1, le cinéaste signait un film gorgé de tendresse et d’humour, son meilleur depuis deux décennies. À 82 ans, Lelouch restait bien un éternel jeune homme… Et puis voici un nouvel opus, en effet totalement impondérable tant il dépasse la mesure et s’avère impossible à apprécier dans sa forme comme sur le fond… Tourné à Beaune (où le cinéaste a ouvert une école de cinéma) avec un téléphone portable (comme si c’était un gage de modernité), le résultat compile les pires défauts de son auteur avec un point de départ vraiment gênant : l’explosion d’une bombe lors d’une fête des vendanges, qui est prise pour un attentat, mais aura, finalement, bien des vertus… Figurants filmés maladroitement (et avec insistance) d’abord dans la liesse d’un bal populaire puis en pleine hystérie au moment du carnage, acteurs principaux en roue libre qui déclinent le thème de l’amour et de la jalousie : cette ronde catastrophique de la vie, de la mort, des hasards et des coïncidences offre, par exemple, un dialogue amoureux entre Marianne Denicourt et Stéphane De Groodt autour d’une… truite. Toujours la « vie », bien sûr, mais on préférerait du cinéma.
 
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