La valse dans l'ombre

France 3
03/12/18 ~ 00:30 - 02:15

1939. Le colonel Roy Cronin se souvient du grand amour de sa vie, la danseuse Myra Lester. La guerre les avait séparés... Rare élégance, scènes envoûtantes, et le regard de Vivien Leigh, au bord de la folie. Critique : En temps de guerre, le sort s’acharne sur les plus belles espérances amoureuses. Une rencontre sur le Waterloo Bridge, une alerte aérienne, trois mots échangés et l’union de Myra, la danseuse, et de Roy, l’officier, est scellée. Mais les permissions ne durent jamais, les fiancées courent sur les quais de gare, et les nouvelles du front sont assassines. Alors, comme dans la plus belle scène du film, cette valse aux accents d’au revoir où les chandelles s’éteignent progressivement, Myra sombre dans le noir. Quelle importance de vendre son corps s’il n’est plus qu’une enveloppe vide ? Et quand, soudain, la lumière se rallume, avec son Roy revenu, il est trop tard, l’obscurité a gagné. Le pont du premier sourire sera celui du dernier soupir. Certains mélos s’épanchent à outrance et exploitent sans vergogne nos dispositions lacrymales. Celui de Mervyn LeRoy est distingué dans les non-dits, élégant dans les ombres qui impriment leur fatalité sur les visages brisés. Dans cette belle valse à contretemps, surtout, il y a le regard vert de Vivien Leigh, qui danse aux lisières de la folie.