La tour de Nesle

France 5
01/06/20 ~ 22:50 - 00:55

Marguerite de Bourgogne est régente du royaume de France en l'absence de son époux, Louis X le Hutin. Des cadavres de gentilhommes, toujours jeunes et beaux, ont été repêchés à diverses reprises dans les eaux de la Seine. Marguerite de Bourgogne et ses soeurs, les princesses Blanche et Jeanne, attirent en effet à la tour de Nesle des compagnons de débauche, qu'elles font ensuite assassiner au petit jour. Bournonville, amant et complice de la reine dans sa jeunesse, revient incognito à Paris sous le nom de Buridan. Il parvient à s'introduire dans la funeste tour, en compagnie de Philippe d'Aulnay. Celui-ci succombe, mais Buridan parvient à en réchapper. Il jure de se venger de la cruelle reine qu'il aima jadis passionnément... - Critique : Film d'Abel Gance (France/Italie, 1954). Scénario : A. Gance et Fernand Rivers, d'après Alexandre Dumas. 125 mn. Avec Pierre Brasseur, Silvana Pampanini. Genre : mélodrame historique. Paris, sous le règne de Louis X. Tout près de la tour de Nesle, à la taverne d'Orsini, Philippe d'Aulnay fait la connaissance du capitaine Jehan Buridan. Tous deux sont attirés dans la tour de Nesle où les attendent trois femmes masquées et peu vêtues. Abel Gance n'avait pas tourné depuis douze ans. Son retour à la mise en scène fut salué, à l'époque, comme un événement. La Tour de Nesle n'est plus, aujourd'hui, à la hauteur de cette réputation. Le mélodrame plus ou moins disloqué n'a donné lieu qu'à quelques scènes assez délirantes dans les rapports de Buridan et de Marguerite de Bourgogne. Le manque de moyens matériels est trop évident, l'érotisme qui inquiéta, alors, les défenseurs de la morale prête à sourire, comme le jeu outré des interprètes. Une curiosité, sans doute, mais aussi une déception. Jacques Siclier