La maison du docteur Edwardes

Arte
10/07/20 ~ 14:30 - 16:15

Hitchcock découvre Freud et illustre les errements du subconscient avec l'aide de Salvador Dalí. Le scénario est un peu tortueux, mais Ingrid Bergman et Gregory Peck forment un couple hitchcockien plus que crédible… - Critique : Constance Petersen est docteure dans un asile d’aliénés. On attend le nouveau directeur, le docteur Edwardes. Comprenant vite que le nouvel arrivant n’est pas le docteur Edwardes, mais qu’il croit l’être et a peut-être à voir avec sa disparition, Constance tente de l’aider à remonter aux sources de sa névrose… Première incursion de Hollywood dans le territoire de la psychanalyse, La Maison du docteur Edwardes vaut mieux que ce qu’en disent Truffaut et Hitchcock réunis. Outre l’amusante scène de rêve conçue par Salvador Dalí, le film brille par le charisme des comédiens (et d’abord Gregory Peck) et, bien sûr, par la maîtrise hallucinante du cinéaste. Gros plans symboliques d’objets, portes qui s’ouvrent sous la pression d’un baiser, scène fameuse de la lettre glissée sous la porte, tout est admirable et rachète un scénario effectivement tortueux. L’amour sauve de la mort et de la folie, dit le film ; Hitchcock, lui, sauve de l’ennui.