La guerre des as

Arte
1917-1918
10/11/18 ~ 21:40 - 22:35

Au printemps 1917, c'est la fin des vols en solo et des duels qui ont fait la gloire de Guynemer. Quand ils sont en permission, à Paris ou Berlin, les héros de l'aviation paradent et festoient. Mais ce vedettariat exaspère les soldats des tranchées, dont la presse ne parle jamais. En septembre 1917, Guynemer est abattu. Son corps ne sera jamais retrouvé. René Fonck, qui n'a de cesse de le venger, enchaîne à son tour les victoires et devient le nouvel «as des as»célébré par Clemenceau. C'est lui qui mène la «charge des aviateurs», en 1918, au-dessus de la Somme : une bataille qui disloque l'offensive allemande, réconciliant les poilus avec les aviateurs alliés. Von Richthofen, quant à lui, subit le même sort que Guynemer. Sa mort bouleverse l'opinion allemande. Critique : Guynemer, Fonck, Mannock, Udet, von Richthofen : pendant la Première Guerre mondiale, ces cinq jeunes pilotes d’exception, inspirés par les pionniers Louis Blériot ou Roland Garros, ont semé la mort dans le ciel européen. Par leur caractère intrépide, le nombre de duels aériens qu’ils ont remportés, la maîtrise qu’ils avaient de leurs coucous, ils sont devenus des héros. De véritables « as des as », à l’image du personnage interprété par Jean-Paul Belmondo dans le film de Gérard Oury, sorti en 1982. Dans ce documentaire-fiction en deux parties (1914-1916 et 1917-1918), l’épopée de ces chevaliers du ciel — dont trois sont morts au combat — est relatée avec ce qu’il faut de romantisme. Fabrice Hourlier a opté pour une approche immersive, appuyée par l’utilisation de la 3D, sans pour autant négliger de raconter avec précision la Grande Guerre, à l’aune des destins croisés de nos cinq héros et des progrès de l’aéronautique. Si les scènes de duels sont convaincantes dans le second épisode, on ne peut en dire autant du procédé d’incrustation d’historiens et de comédiens sur fond d’images de synthèse. Un bon vieux décor aurait fait l’affaire.
 
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