La débutante

Arte
17/03/19 ~ 09:35 - 11:05

La vie d'Annebärbel, bientôt 60 ans, est un naufrage affectif. Sa mère Irene, dont elle a repris le cabinet médical, n'a que des critiques à formuler à son égard. C'est alors qu'elle renoue avec le patin à glace, son activité de prédilection quand elle était enfant. Sa vie semble prendre un autre tournant... Critique : Pour Annebärbel, 58 ans, la vie ressemble à un désert froid et morose. Son métier de médecin ne l’intéresse pas, son mari vient de la quitter pour une autre femme et sa mère, Irène, à qui elle rend visite tous les jours, passe son temps à l’accabler de critiques acerbes. Seuls les chiens offrent un peu de réconfort à cette femme malheureuse et solitaire qui semble ne plus attendre grand-chose de l’existence. Jusqu’au jour où Annebärbel, sur un coup de tête, décide de s’inscrire au patin à glace, renouant ainsi avec une passion d’enfance depuis très longtemps oubliée… On l’aura compris : ce récit est celui, pour son personnage, d’un retour progressif à la joie grâce aux vertus insoupçonnées de la patinoire. Le problème, c’est que le scénario ne dévie jamais de ce schéma préétabli, jusqu’à un final prévisible et dopé aux bons sentiments (morale de l’histoire : il faut parfois savoir chuter, au sens littéral, pour mieux se relever). On s’ennuierait tout à fait si l’actrice principale, Ulrike Krumbiegel, n’insufflait une véritable émotion à certaines scènes, par exemple celle de son premier contact, difficile et humiliant, avec la glace. Elle est l’âme de ce téléfilm un peu lisse.