Kofi Annan

LCP
Le rêve suspendu
19/12/18 ~ 00:30 - 01:30

Né au Ghana, Kofi Annan, disparu en 2018, a été secrétaire général des Nations Unies et prix Nobel de la Paix. Il raconte son parcours lors d'un entretien, revenant sur son entrée à l'Onu dans les années 1960. Dans les années 1990, son idéal est frappé par quelques-unes des pages les plus terribles de l'histoire contemporaine : la Somalie, le Rwanda, la Bosnie. Des drames qu'il tente, en vain, d'empêcher. Critique : Lors de ce portrait de l'ancien secrétaire général de l'ONU, un des officiants aux obsèques des victimes du massacre de Srebrenica cite Martin Luther King : « A la fin, nous ne nous souviendrons pas des mots de nos ennemis, mais du silence de nos amis. » Un résumé du combat de Kofi Annan, entré à l'ONU à l'âge de 20 ans, et qui raconte, sans un mot plus haut que l'autre, sans trop de détails non plus, comment l'impuissance de l'ONU n'est que le reflet de la lâcheté des nations qui la composent, car aucun mandat de maintien de la paix ne peut s'accomplir sans mise à disposition des armées de ses membres. L'homme n'a pas forgé sa vision politique sur l'étude des grandes envolées géo­politiques, des guerres de religions ou des chocs de civilisations, mais en s'interrogeant sur une humanité commune à tous les peuples et sur l'affrontement du Bien et du Mal auquel est confronté tout individu. Et sa sereine détermination n'a rien d'un prêche de bonne volonté, puisque ce Prix Nobel de la paix, que les républicains américains tentèrent d'abattre via un scandale sans fondement, est à l'origine de la Cour pénale internationale, qui rend les dirigeants d'un Etat responsables de toute forme de génocide perpétré contre leur propre peuple. Sans angélisme aucun, Kofi ­Annan espère avoir laissé au monde une échelle de ­valeurs porteuse d'espoir.
 
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