In My Room

Arte
02/02/21 ~ 00:20 - 02:15

Armin est un loser, dans sa vie sentimentale et professionnelle. Un jour, il découvre un monde entièrement vidé de ses habitants. Sur l’asphalte gisent des motos et scooters dont les conducteurs se sont volatilisés, comme tous les êtres humains alentour. Seuls quelques animaux ont réussi à sauver leur peau. Armin choisit d’investir une ferme à la campagne, sorte d’éden où coule une rivière, vivent poules, chevaux et chèvres. Rescapé de la fin de l’humanité, sorte d’Adam à qui aurait été donnée l’arche de Noë, il renaît en premier homme. Un jour débarque, venue d’on ne sait où, la jolie nomade Kirsi... - Critique : Amin, trentenaire loser qui veille sa mère mourante, se réveille un matin dans sa ville désertée. Il reste encore des animaux, mais plus aucune trace d’humains. Alors que s’annonce une dystopie pessimiste, c’est plutôt du côté de l’utopie vécue, rousseauiste, que tend le film. Car le survivant rejoint la campagne, où il se construit une nouvelle vie en Robinson Crusoé, avant qu’une femme ne fasse son apparition. Cinéaste allemand remarqué (Montag, Bungalow), Ulrich Köhler inquiète, déroute, séduit par son histoire réaliste, parfois crue, dans le cadre d’une fable qui réfléchit sur le bonheur, le besoin des autres ou non. Malgré quelques longueurs, In my room harmonise de manière singulière la vie rudimentaire en autarcie et en ­accord avec la nature.