High energy : Le disco survolté des années 80

Arte
02/03/19 ~ 06:15 - 07:10

A la fin des années 1970, le disco, jugé trop mainstream, est de plus en plus délaissé. Pour continuer à électriser les nuits des clubs de la planète, des musiciens de la scène gay de San Francisco créent, en 1981, la high energy, une nouvelle forme de disco shootée aux rythmes électroniques et incarnée bien souvent par des interprètes hors normes, à l'image de la drag queen Divine, popularisée par les films de John Waters. Nourrie d'images d'archives, de clips incandescents et de témoignages rares de producteurs, de compositeurs et d'interprètes de l'époque, une immersion frénétique dans la pop culture des eighties. Critique : Donna Summer, égérie disco, a-t-elle dit que le sida avait été voulu par Dieu pour punir les homosexuels ? A la fin de ce doc sur la « high energy » — terme surtout connu des producteurs et des DJ, qui désignait une nouvelle forme de disco, mais considéré depuis comme un gros mot —, Olivier Monssens se garde bien de trancher… En compagnie de nombreux musiciens, il préfère retracer amoureusement l’histoire de ce sous-genre méconnu au rythme accéléré, essentiellement électronique. Il a vu le jour dans les clubs gays de San Francisco, sous la houlette du génial producteur Patrick Cowley, avant de faire école bien au-delà des seuls cercles LGBT, à New York, Londres ou Rome. A quelques exceptions près, peu de producteurs français rejoignirent le mouvement. « C’est vrai que nous reproduisons les mêmes recettes, enregistrant en quelques jours, voire quelques heures », reconnaît un producteur. Il n’empêche que, avant de s’éteindre, la « high energy » a fait connaître la magnétique Divine, première drag-queen de l’histoire, et a surtout donné le jour à d’incroyables hits, comme Relax, des Anglais Frankie Goes to Hollywood. Il était temps de lui rendre justice…
 
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