Hellfest : rêve de fer

CStar
15/07/18 ~ 01:10 - 02:35

Avec plus de 160 000 spectateurs, le Hellfest est le troisième festival de France, mais avec le plus gros budget : 20 millions d'euros. Ce documentaire raconte l'histoire de la création de ce festival métal, conçu par un petit groupe de passionnés et d'activistes du rock. On découvre ainsi les raisons de son succès et comment il a bouleversé le concept du festival de musiques actuelles en Europe. Critique : On ne s’attendait pas à une programmation metal sur CStar, qui nous a plutôt habitué aux clips et aux « stories » pop ou hip-hop. Bonne surprise, en cette saison des grands raouts metal (1) . Après un doc sur les pionniers du hard-rock AC/DC, cette deuxième partie de soirée passe au crible le succès du plus gros festival de musiques extrêmes français. L’angle choisi est d’abord économique. Né Fury Fest en 2002 devant quatre cents spectateurs, l’événement dispose aujourd’hui d’un budget de 20 millions d’euros. Ses cinquante-cinq mille pass s’arrachent en une journée, avant même que le moindre groupe soit annoncé. Olivier Richard montre comment le Hellfest est devenu une marque se déclinant en innombrables produits dérivés, du traditionnel T-shirt au quiz édité par Hachette, et qui s’exporte de ville en ville lors d’une tournée printanière. Le producteur Gérard Drouot, associé au Hellfest depuis 2015, concède même réfléchir à le décliner à l’étranger. Le doc prend un tour d’enquête quand il interroge les effets de la concurrence parisienne du Download Festival, créé en 2016 par Live Nation, sur les prix des billets et les montants des cachets d’artistes. Olivier Richard double l’angle économique d’un large panorama de ce qui fait le Hellfest, son ambiance, sa grande diversité musicale, la passion des festivaliers… Ce riche condensé des enjeux et caractéristiques de la machine Hellfest reste à destination d’un large public.   (1) Le Download Festival, du 15 au 18 juin à Brétigny-sur-Orge (91) ; le Hellfest, du 22 au 24 à Clisson (44).   Voir aussi Hellfest 2017, vendredi à 0h50 sur Arte.