Happy Sweden

Arte
18/05/20 ~ 23:15 - 00:55

Sur le mode du puzzle narratif, Ruben Ostlund propose plusieurs variations sur le même thème : l’influence du groupe sur le comportement de l’individu. Ou comment épingler les faiblesses de ses compatriotes, en entomologiste cruel et distancié. Un portrait en mosaïque, cocasse et caustique, de la Suède contemporaine. - Critique : Admirateurs du modèle suédois s’abstenir ! Happy Sweden en offre un aperçu vraiment peu reluisant. Sur le mode du puzzle narratif, Ruben Östlund (The Square) propose plusieurs variations sur le même thème : l’influence du groupe sur l’individu… Lors d’une fête de famille, un patriarche se prend un pétard dans l’œil et, pour ne pas perdre la face, refuse de se faire soigner… jusqu’à la catastrophe ! Après avoir découvert une tringle à rideau cassée dans les toilettes de son véhicule, un chauffeur de car se transforme en tyran et oblige le fautif à se dénoncer… Amateurs de défis imbéciles, quelques copains finissent par forcer l’un d’eux à un acte sexuel. Cette mosaïque de situations, au départ cocasses, finit par donner froid dans le dos. C’est en entomologiste que le cinéaste épingle les faiblesses de ses compatriotes. En excitant notre curiosité, il nous met aussi, sans cesse, dans la position du voyeur. Pris en flagrant délit, on finit par se demander si ces malheureux Suédois sont les seuls visés…