Georges Clemenceau

LCP
11/11/18 ~ 22:15 - 23:10

Grâce à la magie des images anciennes intimement mêlées celles d'aujourd'hui, grâce à l'interprétation de Michel Bouquet qui se glisse dans la peau du «Tigre» et à celle de Béatrice Thiriet, qui incarne Marguerite Balspenberger, grâce enfin aux récits des historiens Michel Winock et Jean-Noël Jeanneney, ce documentaire met en scène l'universalité et l'intemporalité des messages politiques de Clemenceau. Critique : Cette curieuse évocation de Georges Clemenceau ouvre plusieurs pistes sans en choisir aucune. Nous menant en Vendée sur les traces d'un film tourné en septembre 1928 par son grand-père Henri Diamant-Berger, et qui mettait en scène le vieil homme d'Etat, Jérôme Diamant-Berger donne à imaginer qu'il va nous raconter l'histoire de ce trésor redécouvert en 2008. On pense ensuite que son récit s'organisera autour des amours du vieux Tigre avec Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, à laquelle une comédienne prête ses traits... Jusqu'à ce que des interventions érudites de Jean-Noël Jeanneney et de Michel Winock nous ramènent à sa carrière politique et à ses convictions d'homme de gauche. Mais voilà Michel Bouquet, qui offre un brillant aperçu de l'éloquence de Clemenceau, homme de plume et de parole, se gardant d'adopter les moustaches du Tigre pour se concentrer sur la force des mots. Considéré isolément, chacun des éléments de ce documentaire mérite qu'on s'y arrête. C'est à la maladresse de leur assemblage qu'il doit de ne pas satisfaire les attentes du téléspectateur. Sans parler de la désuétude d'effets visuels et musicaux qui, imitant l'esthétique de certains films des années 1920, achève de brouiller la position adoptée par Jérôme Diamant-Berger. Comme s'il refusait d'assumer pleinement un point de vue personnel et d'aujourd'hui sur une gloire du passé et l'oeuvre d'un illustre aïeul. — François Ekchajzer
 
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