Fukushima mon amour

Arte
19/02/19 ~ 01:50 - 03:30

Une jeune Allemande débarque au ­Japon après un chagrin d'amour et confronte son deuil avec celui des survivants de Fukushima… Le film vaut surtout comme documentaire sur cette ville fantôme, où les vieux qui sont restés tiennent leur propre rôle. Critique : Il n’y a pas que la maladresse, voyante, du titre, calqué sur Hiroshima mon amour, le chef-d’œuvre d’Alain Resnais écrit par Marguerite Duras. La réalisatrice commet aussi l’imprudence de lester son héroïne, jeune Allemande qui débarque au ­Japon, d’une histoire convenue : un mariage annulé à la dernière minute, dont elle garde le voile dans son sac à dos. La confrontation de ce deuil avec celui des survivants de Fukushima embarrasse. L’autre personnage convainc un peu plus : une vieille geisha qui s’acharne à réinvestir sa maison détruite et y accueille l’Allemande au cœur brisé. Mais leur face-à-face reste prévisible : le film vaut surtout pour sa veine documentaire sur cette ville fantôme, où on actionne son compteur Geiger à tout moment, et où les anciens, qui ont décidé de rester, sont toujours groupés dans des préfabriqués exigus. Le scénario compte peu, mesuré à l’hébétude authentique de ces damnés qui tiennent leur propre rôle.
 
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