Farah Diba Pahlavi

Arte
La dernière impératrice
14/10/18 ~ 05:15 - 06:05

Née en 1938 à Téhéran, Farah Diba rencontre le monarque iranien Mohammad Reza Pahlavi à Paris, alors qu'elle est étudiante en architecture. En l'épousant, elle devient la troisième femme du dernier Shah, et la première impératrice de l'histoire de l'Iran lors du sacre de son mari. La jeune souveraine est bientôt une figure internationale populaire, notamment pour son charisme et son engagement dans de nombreux projets sociaux, lequel fait d'elle un moteur de modernisation pour le pays. Mais elle subit aussi la réprobation suscitée par le régime répressif de son époux. En 1979, l'ayatollah Khomeiny prend le pouvoir et instaure une République islamique. La famille impériale prend la fuite. Critique : Son couronnement, en 1967, est l’une des cérémonies les plus somptueuses du XXe siècle. Un faste que l’on peut revivre à travers les nombreuses archives — dont certaines exclusives — dévoilées dans ce portrait dense et fouillé de l’ex-impératrice d’Iran. Avec un recul remarquable, Farah Diba Pahlavi commente elle-même les grandes étapes d’une vie tumultueuse, des palais dorés de Téhéran au déchirement de l’exil à Paris. Cette même ville où tout commence pour elle tel un conte de fées, en 1959, à 21 ans : la rencontre fortuite d’une étudiante en architecture avec le souverain d’Iran, suivie d’un mariage quelques mois plus tard. L’épouse du shah devient une figure internationale populaire et une icône de la mode, aussi photographiée que Liz Taylor ou Jackie Kennedy. Sont évoqués son engagement social et son soutien discret aux artistes et intellectuels qui s’opposaient au régime de son époux. Preuve d’une influence politique qui n’a pourtant pas inversé le cours de l’Histoire. La révolution islamique de 1979, la chute et l’exil de la famille impériale ? Un souvenir douloureux : « Nous cherchions moins à répondre aux attentes du peuple qu’à celles de la communauté internationale. » Le film n’aborde que rapidement des épisodes plus intimes, comme le suicide de deux de ses enfants. Au-delà du récit de la vie de Farah Pahlavi, il dresse surtout le portrait du règne répressif de son époux. Et de son époque.