Elvis, Aloha from Hawaii

Arte
19/08/18 ~ 02:15 - 03:20

Au faîte de sa gloire, Elvis Presley donne à Honolulu, le 14 janvier 1973, un concert entré dans la légende, retransmis à l'époque à la télévision. Pour la première fois, un chanteur est vu et entendu par 1,5 milliard de téléspectateurs dans une quarantaine de pays. Retransmis depuis le Honolulu International Center Arena à Hawaii, via le satellite Globecam, le concert est d'abord diffusé en Australie, puis dans une bonne partie de l'Asie, avant l'Europe. Partout, le King bat tous les records d'audience, dépassant souvent les 50% de part de marché, alors que les Etats-Unis ne découvrent le show remonté que le 4 avril sur NBC. Exploit technique pour l'époque, «Aloha from Hawaii» reste à jamais gravé dans les yeux et les oreilles des fans d'Elvis. Critique : Dire que c’est censé être son meilleur show filmé… Le 14 janvier 1973, en direct de Hawaii, Elvis donnait un concert retransmis par satellite à travers toute la planète (sauf en France, où, comme chacun sait, on résiste à l’envahisseur), soit pour un milliard et demi de téléspectateurs. Le film commence par sa descente d’hélicoptère au milieu d’une foule gentiment hystérique (à voir ses yeux, le King, lui, n’avait pas encore atterri), avec embrassades et colliers de fleurs. Sur scène, engoncé dans un costume à pattes d’eph blanc pailleté et muni d’une guitare sèche inutile, un Elvis statique, à la chorégraphie limitée à un sourire en coin, entonne le récital de ses plus grands succès, de CC Rider à Can’t help falling in love, en passant par My way, Blue Suede Shoes ou… Blue Hawaii. Le tout accompagné par un orchestre imposant et pesant, chœurs et violons à gogo. Sur fond de projections de vahinés, de cascades et de palmiers, notre souverain créole se penche de temps en temps vers une spectatrice en extase pour lui laisser éponger sa royale sueur. Un document, donc, à la fois délicieusement kitsch et furieusement pathétique, mais incontestablement historique, qui illustre à merveille cette époque charnière où le King entamait sa lente désagrégation physique et musicale. Quatre ans et demi après, Elvis quittait le building, définitivement.
 
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